DÉCOUVREZ AGOUNI-GUEGHRANE

Explorez la beauté et la richesse culturelle d’Agouni-Gueghrane, ce charmant village kabyle qui a donné naissance au poète et grand maitre de la chanson kabyle : Slimane Azem. Découvrez  les traditions et la communauté chaleureuse de ce village. Planifiez votre voyage à Agouni-Gueghrane et imprégnez-vous de l’authenticité de ce village kabyle pittoresque niché au cœur des montagnes du Djurdjura, où l’hospitalité et la nature se rejoignent harmonieusement.

ait el kaid

Ait El Kaid

Village historique classé au patrimoine national,  repère culturel et touristique emblématique de la région aux côtés des incontournables Tamda Oussarghi et légendaire Grotte de l’Ogresse.

ait ergane

Ait Ergane

Offrez-vous une immersion exaltante dans la nature, des expériences de ski alpin sur les pentes enneigées, et des aventures d’escalade stimulantes pour les amateurs de sensations fortes.

le rocher du corbeau

Le rocher du corbeau

Protège la grotte ANOU, chaude en hiver, fraiche en été, jamais humide. Également célèbre pour avoir été le site d’un camp militaire colonial, transformé en caserne militaire début 1959

Slimane azem vu par marie virolle

Slimane Azem est né en 1918 à Agouni Gueghrane où il passe toute sa jeunesse. Il va à l’école française pendant quatre ans. A 19 ans, il se rend en France. Il est prisonnier en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale. C’est donc après la guerre qu’il mène la vie précaire des émigrés, de plus en plus nombreux, et qu’il commence à composer des poèmes chantés sur le déracinement, le choc culturel, les malheurs des temps. En 1956, il rend publique une chanson anti-coloniale, “Criquet, sors de ma terre” (ffegh ay ajrad tamurt-iw), qui lui vaut des ennuis avec la police. Il compose aussi une complainte sur les malheurs de la guerre qui ravage l’Algérie (A rebbi lmudebber “O Dieu, le clairvoyant !”). “Des rivalités de clans, écrit Mohand U Yahia, interdisent à Slimane Azem qui est de coeur avec la lutte pour l’indépendance de son pays, et il l’a prouvé, d’être partie prenante dans les évènements qui se déroulent sous ses yeux”. Son engagement éclate dans la chanson idher ed waggur “Le croissant enfin paraît” dont les derniers vers attestent d’une distance critique : “Notre voeu est qu’il aille droit / C’est ce que nous lui souhaitons / Alors même nous, nous participerons à sa joie”. Le nouvel Etat montre son autoritarisme, et Slimane Azem, qui vit en France, dénonce en termes allusifs l’injustice et l’ambition. Ses disques sont interdits en Algérie. La radio ne passe pas ses chansons. Mais son public reste vaste, fidèle et attentif à ses productions. La censure n’entame pas sa notoriété et, en 1970, il a été “disque d’or de la chanson”. Sa voix vive s’est éteinte en 1983 sans cesser de résonner.
Marie VIROLLE(CNRS – UPR 414)

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